Il s'agit de la température la plus élevée à laquelle sont soumblés les feux avant automobiles à l'intérieur d'un véhicule. La lentille des feux avant peut ainsi être exposée, la plupart du temps, à des températures supérieures à 100 °C, comparativement aux températures plus basses de l'environnement immédiat, en raison de la forte chaleur dégagée par les sources lumineuses haute puissance. Il est essentiel de garder à l'esprit, dans le cas du « verre » en polycarbonate, que la clarté optique doit être préservée tout au long de ces cycles thermiques. Seule une maîtrise avancée des sciences des matériaux, associée à des procédés de fabrication rigoureux et à d'autres mécanismes de protection, permet d'assurer le succès de cette approche.
La menace : effet thermique de dégradation.
Le problème des cycles thermiques constitue une préoccupation majeure en ce qui concerne la clarté de la lentille.
Dégradation du matériau et jaunissement : L’exposition prolongée à des températures élevées peut accélérer la dégradation thermooxydative du substrat en polycarbonate, phénomène pouvant être aggravé par la conversion interne de la chaleur émise par les LED ou les lampes DLC. Ce processus ressemble à la dégradation UV, à la différence près qu’il s’agit d’un phénomène chimique impliquant la rupture des chaînes polymères, pouvant entraîner, dans certains cas, une diminution permanente de la transmittance lumineuse (jaunissement thermique) ainsi qu’une modification de la couleur des faisceaux lumineux.
Défaillance du système de revêtement : Le matériau durci critique utilisé pour le revêtement extérieur de la lentille présente un coefficient de dilatation thermique inférieur à celui du polycarbonate situé en dessous. Des contraintes de cisaillement à l’interface peuvent également apparaître en raison des cycles répétés d’expansion et de contraction. Cela peut provoquer des microfissures, un délaminage ou un « crazing » (formation de microfissures superficielles) du revêtement, une adhérence insuffisante ou un revêtement trop rigide. Ces défauts dispersent la lumière et engendrent une opacité ou un brouillard irréversibles.
Contraintes internes et déformation : Les contraintes présentes à l’intérieur de la lentille peuvent demeurer piégées dans celle-ci en cas de moulage par injection inadéquat pendant le refroidissement. Elles peuvent ensuite être soumises à des cycles thermiques inégaux, ce qui empêche le composant de retrouver sa forme rectiligne, entraînant ainsi une déformation locale. Cette distorsion mécanique modifie effectivement les angles précis des surfaces optiques, provoquant une déformation du faisceau lumineux et une perte de focalisation optique, bien que le matériau reste transparent.
Solutions d’ingénierie pour assurer la stabilité.
Les fabricants ont mis en place une défense multicouche afin de garantir que le composant résiste également aux cycles thermiques :
Tableau 2. Formulation de polymère thermiquement stable : Le polymère polycarbonate est le polymère de base du polycarbonate et a été sélectionné et formulé afin d’atteindre une température de déformation sous charge (HDT) élevée ainsi qu’un niveau élevé de résistance au vieillissement thermique. D’autres composants ont été ajoutés, notamment des additifs (par exemple des stabilisants thermiques), destinés à inhiber la dégradation oxydative de la chaîne polymérique lorsque la température devient trop élevée. Ceci vise à garantir que le substrat ne jaunisse ni ne durcisse sous l’effet des températures rencontrées sous le capot ou en conditions de fonctionnement.
Adhérence et élasticité du revêtement : L'objectif du système de revêtement dur n'est pas uniquement d'obtenir une dureté maximale, mais plutôt une compatibilité thermomécanique. Les formulations des revêtements avancés développés (par exemple, des revêtements durs à base de silicone spécifiques ou des combinaisons de revêtements) bénéficient d'une marge de manœuvre lors du développement, et leur coefficient de dilatation thermique est comparable à celui du substrat en polycarbonate (PC). Cela permet au revêtement de se déformer conjointement avec le matériau sous-jacent lors des cycles thermiques, sans se fissurer ni s'écailler. Pour créer une liaison moléculaire forte, capable de résister aux contraintes interfaciales, la surface de la lentille doit subir un traitement préalable avancé, par exemple un traitement plasma ou chimique de pointe.
Production sans contrainte : Le moulage par injection est également extrêmement régulé. Cela comprend :
Contrôle de la température du moule : Il convient de noter que le refroidissement doit être soigneusement régulé afin de réduire les contraintes présentes dans la matière solidifiée.
Techniques de moulage scientifiques : Il s'agit d'un contrôle scientifique de la pression et de la température, appliqué à la fabrication de pièces soumises à une contrainte continue.
Recuit thermique post-moulage : Certaines méthodes hautement spécifiées consistent à placer les lentilles dans un four soumis à un chauffage puis à un refroidissement progressifs. Cette opération vise à figer les contraintes afin d’obtenir une structure stable, très résistante à la déformation lors des cycles thermiques ultérieurs sur le terrain.
Vérification par des essais rigoureux.
Les essais accélérés de durée de vie sont démontrés par les performances. Chambres climatiques : les lentilles subissent des dizaines, voire des centaines de cycles entre des températures extrêmement élevées (par exemple +85 °C ou +105 °C) et extrêmement basses (par exemple −40 °C), et, dans la plupart des cas, en présence d’humidité. L’évaluation doit être effectuée conformément au nombre de cycles :
Examen oculaire : délamination, déformation, trouble ou fissuration.
Contrôle optique : Les valeurs de transmittance lumineuse et les valeurs de trouble doivent être vérifiées afin de s’assurer qu’elles ne sont pas inférieures aux valeurs strictes.
Essai d’adhérence : Le revêtement est soumis à des essais visant à évaluer son adhérence à l’aide du test de la bande adhésive en quadrillage.
Schéma de tenue thermique.
La capacité à rester limpide après des cycles thermiques constitue le critère d'évaluation de la qualité et du niveau d'ingénierie d'une lentille. Le polycarbonate est un procédé ou une décision d'ingénierie qui implique l'utilisation d'un composé résistant à la chaleur, ainsi qu'un revêtement corporel à la fois compatible et élastique, ou encore une séquence de fabrication conçue pour générer un minimum de contraintes. Les fournisseurs automobiles et les équipementiers d'origine (OEM) exigent des spécifications pour les lentilles testées selon ces critères. Cela permet ainsi de préserver durablement les performances du projecteur, ce qui est essentiel pour sa sécurité, la bonne forme de son faisceau lumineux et l'intensité globale de son éclairage au fil des années, qu'il s'agisse des fortes chaleurs estivales, des basses températures hivernales ou des chocs thermiques survenant aussi bien en circulation quotidienne qu'à l'arrêt.
Notre lentille de phare est conçue de manière à résister aux conditions climatiques chaudes. Nous utilisons des matériaux en polycarbonate stabilisés thermiquement et procédons à un moulage par injection précis et contrôlé en termes de contraintes. Notre système de revêtement multicouche, breveté, a été développé avec un haut degré d’adhérence et peut également être utilisé dans les cas où une grande flexibilité est requise face aux contraintes thermiques. Chaque pièce est soumise individuellement à un essai de cyclage thermique, garantissant que nos lentilles conservent plus de 95 % de leur transmittance lumineuse initiale et qu’elles ne présentent ni délamination ni distorsion optique, même à des températures élevées. Cette promesse de durabilité thermique signifie que nos composants offrent une clarté durable et un service fiable, répondant aux exigences les plus élevées de l’industrie automobile, partout dans le monde.
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